Comment dormir pour de meilleures performances à vélo

Comment dormir pour de meilleures performances à vélo

Repos, sieste, dormir

Dormir peu et mal est l’une des mauvaises habitudes partagées par la plupart des citoyens du XXIe siècle. Des journées de travail interminables, des obligations familiales ou simplement trop de temps passé devant la télévision avant d’aller se coucher, nous font passer une bonne partie de la journée à avoir besoin de plus de sommeil pour nous sentir mieux.

Que se passe-t-il lorsque, en plus de répondre à nos besoins fondamentaux en matière de sommeil, nous sommes cyclistes et devons être en pleine forme pour monter sur notre vélo ? La réponse est que notre besoin d’un sommeil de qualité et d’une durée adaptée est encore plus grand.

S’il y a une chose sur laquelle la communauté scientifique s’accorde, c’est que le fait de ne pas dormir suffisamment a une relation directe avec nos performances physiques et cérébrales. Le manque de sommeil entraîne la fatigue, la maladresse, les oublis, les troubles de la mémoire, l’augmentation de la pression artérielle, l’irritabilité et le stress, ainsi que des déficits immunitaires et des variations de poids.

Le scientifique sportif Scott Murray va même jusqu’à parler de syndrome de surentraînement. Tout cela vous semble-t-il compatible avec le cyclisme ?

Se reposer ? Les nouvelles habitudes sont meilleures

Repos, sieste, dormir

Nous avons de mauvaises nouvelles pour ceux qui se fient à la croyance populaire selon laquelle le manque de sommeil du lundi au vendredi se soigne simplement en dormant davantage le week-end.

Ainsi, notre cerveau et notre corps bénéficient d’un peu plus de repos, mais même si nous dormons quelques heures de plus le samedi et 2 heures de plus le dimanche, ils n’ont pas le temps d’assimiler ce changement de routine.

De plus, il peut se produire un effet de rebond qui transforme le nouveau départ anticipé du lundi en un véritable drame.

La solution au manque de sommeil, en quantité et en qualité, est à moyen terme et consiste en un changement d’habitudes :

  • Vérifiez votre matelas et votre oreiller. Ni l’un ni l’autre ne sont éternels. Vérifiez leur âge et voyez si vous devez les remplacer. Demandez l’avis d’un spécialiste en fonction de votre poids et de vos habitudes de sommeil.
  • L’obscurité. Assurez-vous que la pièce est non seulement calme, mais aussi sombre et qu’elle le restera même si le soleil se lève. Habillez-vous avec des vêtements confortables qui ne vous serrent pas, et gardez à l’esprit que regarder la télévision dans la chambre n’est pas une bonne idée, pas plus que de répondre à votre téléphone portable dans le noir. Une température fraîche vous aidera à mieux dormir.
  • Deux heures de marge depuis votre séance d’entraînement. À moins qu’il ne s’agisse d’un entraînement modéré, laissez au moins deux heures entre la fin du dernier entraînement de la journée et le coucher.
  • Dînez avec modération et oubliez l’alcool. Les dîners copieux et gras sont les pires ennemis d’un sommeil réparateur, de même que les saveurs épicées ou très fortes. L’alcool, même à petites doses, ne doit pas faire partie de vos habitudes en tant qu’athlète, mais encore moins dans les heures qui précèdent le coucher.
  • Profitez des siestes. De nombreux athlètes d’élite profitent des avantages d’une sieste d’au moins 10 minutes et de pas plus de 30 minutes. Si vous trouvez que cela vous fait du bien, réservez un moment de votre journée pour une sieste réparatrice.
  • Laissez la culpabilité derrière vous. Dormir un peu plus n’est pas synonyme de relâchement. Lorsque vous vous entraînez avec vos compagnons de route ou en compétition, personne ne se souviendra s’il s’est réveillé plus tôt ou plus tard. La seule chose qui comptera sera de savoir qui pédale le mieux, et à cet égard, ceux qui se mettent sur les pédales plus reposés auront l’avantage.
  • Les 8 heures ne sont qu’une ligne directrice. C’est vous qui savez le mieux combien d’heures de sommeil il vous faut chaque nuit pour vous sentir bien. Il y a des cyclistes qui ont besoin de 10 heures et d’autres qui ont besoin de 6 heures. N’oubliez pas que chaque personne est différente et a des besoins de sommeil différents.

Des avantages directs sur les deux roues

Préparation d'un cycliste avant une sortie à vélo

Si vous mettez tous ces conseils en pratique, vous ouvrirez la voie à de meilleures performances cyclistes. Il ne s’agit pas seulement du fait qu’un sommeil régulier et de bonne qualité favorise la récupération physique et mentale.

Les scientifiques affirment que les compétences et les techniques apprises pendant l’entraînement, c’est-à-dire les performances cognitives, augmentent également lorsque vous atteignez le cinquième stade du sommeil, connu sous le nom de Rapid Eye Movement (REM).

L’université de Stanford est l’un des pionniers de l’analyse de la relation entre le sommeil et les performances sportives, et ses conclusions ne pourraient être plus positives. Dans une étude approfondie sur 2 équipes de natation dont les membres ont dormi 10 heures pendant une période de 6 à 7 semaines, ils ont détecté des améliorations telles que nager 15 mètres en 0,51 seconde de moins.

Dans tous les cas, si vous ne constatez pas d’amélioration de la qualité de votre sommeil ou si vous souffrez d’une altération prolongée, consultez un spécialiste en la matière qui saura poser un diagnostic adéquat et vous guider pour que vous puissiez le résoudre.

Written by
Tuvalum
Join the discussion

Tuvalum Blog

Menu