Types de suspension arrière pour les vélos de montagne

Types de suspension arrière pour les vélos de montagne

Cycliste avec vélo de montagne

Lorsque l’on parle des différents types de suspension des vélos de montagne, on parle généralement des : vélos à suspension avant et les vélos VTT tout suspendus. Toutefois, dans cette dernière catégorie, il est important de savoir que tous les amortisseurs arrière ne sont pas identiques.

Dans cet article, nous allons traiter d’un sujet qui pose problème à beaucoup d’entre nous. Après quelques expériences personnelles et de nombreuses heures d’étude, je vais essayer de résumer les informations de base que vous devez connaître sur les systèmes de suspension arrière des vélos de montagne.

Ainsi, il sera plus facile pour nous de savoir lequel de ces systèmes est le plus adapté à chaque type de vélo de montagne.

Types de vélo de montagne et débattements de suspension

Vététiste avec vélo de montagne

Tous les types de vélos et toutes les géométries ne sont pas les mêmes en VTT. En raison du type de terrain, de la vitesse, des montées, des descentes, etc., chaque modalité est associé à un débattement de suspension différent.

Le débattement de la suspension est la profondeur en millimètres à laquelle la fourche avant et les barres d’amortisseurs arrière peuvent être comprimées ou allongées pour absorber les irrégularités du terrain. Plus la distance est longue, plus la capacité d’amortissement est importante.

Vélos de rallye et de cross-country (XC)

Ce type de vélo est utilisé pour participer à des épreuves explosives et à des circuits comportant des montées et des descentes continues, courtes mais difficiles. L’efficacité du pédalage et du freinage est primordiale.

Le débattement de la suspension sur les vélos de rallye et de cross country (XC) est généralement court, environ 100 mm. Dans cette modalité, il est également courant de voir des cyclistes sur des vélos soft-tail ou hardtail (semi-rigides).

Vélos de marathon (XCM) et de trail

Ce type d’événement a tendance à être plus long, et peut même comporter plusieurs étapes. Ils se déroulent sur des parcours plus longs et des terrains moins techniques. Le XCM est la modalité la plus courante.

Il s’agit d’itinéraires de plus de 50 kilomètres où les montées et les descentes ne nécessitent pas de grandes performances de pédalage et de freinage, mais où le confort est la priorité. De plus, si nous parlons de courses à étapes, ce facteur devient encore plus important.

Le débattement des systèmes de suspension sur ce type de vélo est généralement de 120 mm, ce que nous appelons aujourd’hui des vélos de trail.

Vélos d’enduro

L’enduro se pratique sur des descentes très agressives où, sans renoncer au pédalage, la priorité est donnée à la capacité d’adaptation au terrain et à l’absorption des irrégularités par le système de suspension. Il s’agit de parcours très techniques sur des sentiers où il faut éviter les rochers, les racines, les troncs et autres éléments. Le débattement de la suspension sur les vélos d’enduro est généralement d’environ 160 millimètres.

Vélo de descente

En descente, le pédalage est relégué au second plan. Cette modalité consiste à dévaler les pentes à toute vitesse, à faire des sauts et à éviter les obstacles, d’où la nécessité d’une grande capacité d’absorption des impacts etc. Les suspensions de ce type de vélos atteignent 180 mm.

Types de suspensions en fonction du mode de cyclisme

Cycliste en vélo de montagne

Selon le type de cyclisme que l’on va pratiquer, il sera pratique d’acheter un vélo avec un type de suspension ou un autre. En fonction de la roue sur laquelle agit la suspension, nous pouvons classer les VTT comme suit.

Hardtail

Également connu sous le nom de semi-rigide – bien que la plupart des gens les seulement rigides -. Ils n’ont qu’une suspension avant. Ils sont utilisés pour les épreuves de cross-country et de rallye.

Softail

En plus de la suspension avant, ils incluent un système de suspension arrière qui nous donne une petite capacité d’amortissement d’environ 30 millimètres. Le système le plus connu aujourd’hui est celui du célèbre Trek Procaliber ou du BMC TeamElite.

Dans ces systèmes d’amortissement, ils jouent avec le bras oscillant arrière (le triangle) en lui donnant un point d’union et de rotation avec le cadre, ce qui génère une fausse sensation d’amortissement. En réalité, pour des modalités telles que le XC, c’est un grand progrès.

Full Suspension

Nous parlons ici de vélos dotés d’un système de suspension double. En plus de la fourche avant, ils disposent également d’un amortisseur qui agit sur la roue arrière.

Selon le type de vélo et la modalité de cyclisme pour lequel il est conçu, les débattements des suspensions avant et arrière varient entre 100 mm et 180 mm. Et dans certains cas, comme les vélos de descente extrême, ils dépassent 200 mm.

Types d’amortisseurs en double suspension

Dans le cas des vélos à full suspension, connus sous le nom de tout suspendu, il existe plusieurs types d’absorption des chocs arrière. Selon le système utilisé, ils peuvent générer plus ou moins de sensations au niveau du pédalage, du freinage et du confort du cycliste pendant le parcours.

Les types d’amortisseurs arrière sur les vélos à double suspension sont les suivants :

Suspension VPP (Point de pivot virtuel)

Amortisseur pivot virtual

L’utilisation de deux bielles sur le cadre génère un sentiment de puissance en vélo qui est efficace pour le pédalage et le freinage. Le bras inférieur, ancré dans la zone du pédalier, exerce une force opposée et de même ampleur que celle de l’amortissement lorsque le cycliste pédale ou freine.

De cette façon, la suspension se durcit pendant le pédalage et le freinage, et s’assouplit lorsque nous n’exerçons pas de force sur les pédales. Ainsi, nous parvenons à éliminer une grande partie de la contamination dans le pédalage et le freinage, offrant un grand confort dans les zones techniques.

Comme inconvénients, nous pouvons dire que c’est un système qui nécessite beaucoup d’entretien et qui ajoute du poids au vélo, puisqu’il utilise deux bielles.

Mono pivot

Amortisseur Monopivote

La sensation du cycliste lorsqu’il utilise ces suspensions est qu’elles deviennent plus souples au fur et à mesure que le débattement s’épuise.

Il s’agit d’un système simple et léger, car il ne comporte qu’un seul jeu de roulements. Le point négatif est qu’elle contamine davantage le pédalage et le freinage que les autres types de suspension.

Cela est dû au fait que le bras oscillant pivote par rapport au cadre avec un seul point d’articulation, de sorte que les forces et les moments que subit le bras oscillant sont partiellement transmis au cadre.

Mono-pivot articulé

Nous parlons d’un système hybride entre le pivot virtuel et le mono pivot. Dans ce cas, nous avons un amortisseur avec un système de liaison qui parvient à éliminer une grande partie de la contamination du pédalage et du freinage, en gérant la progression de l’amortisseur le long de sa course.

Cette élimination de la contamination est grandement influencée par la manière et l’endroit où l’amortisseur est positionné.

Horst Link

Amortisseur Horst Link

Ce type d’amortisseur offre une suspension progressive qui se durcit au fur et à mesure de la conduite.

Comme point positif, nous soulignons que la contamination au pédalage et au freinage est très faible, grâce au fait qu’il y a un point de pivot dans la base, ce qui rompt la transmission des forces du bras oscillant et donne de l’indépendance à la roue arrière.

Le principal inconvénient serait l’entretien et le poids du vélo, car nous avons affaire à un système de suspension arrière plus complexe, basé sur davantage de points et d’éléments d’articulation.

Amortisseur flottant

Ce système de suspension est très particulier, car l’amortisseur n’est pas relié au cadre, mais est fixé au bras oscillant au moyen de deux bielles.

Il peut ainsi être actionné par le haut et par le bas, absorbant à la fois les efforts de pédalage et les irrégularités du terrain.

Il est largement utilisé dans les vélos d’enduro, et son fonctionnement est très souple et progressif. Quant à ses inconvénients, nous parlons d’un type de vélo plus lourd et avec un entretien plus important par rapport à d’autres systèmes d’amortissement, comme le mono pivot virtuel.

Autres systèmes de suspension

Il existe d’autres systèmes plus complexes conçus pour des modalités extrêmes, comme la descente ou l’enduro. Il s’agit des amortisseurs de type Active Breaking Pivot (ou split pivot), du nouveau Fox Switch monté sur les vélos Yeti américains, ou de l’AOS de GT, qui est un mélange entre le mono pivot et le horst link.

Enfin, je conclurai en disant qu’il y a presque autant de types de suspension arrière que de types de cyclistes. Avant d’acheter un vélo à double suspension, il est préférable de se renseigner et, si possible, de tester le vélo choisi avant de l’acheter.

Une suspension qui exerce un degré de contamination très élevé sur le pédalage ne semble pas la plus adaptée au XC ou au XCM. Et un modèle avec un raidissement progressif comme le lien horst ne devrait pas être choisi pour la descente.

Written by
Tuvalum
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