Pourquoi les gouvernements devraient encourager l'utilisation du vélo comme moyen de transport urbain

Por qué los Gobiernos deberían fomentar el uso de la bicicleta como medio de transporte urbano

Encourager l'utilisation du vélo comme moyen de transport pour aller au travail devrait être une question d'État. Dit ainsi, cela peut sembler exagéré ou même dramatique, mais si l'on analyse, données à l'appui, l'impact que cela aurait, on comprend parfaitement l'urgence. Car miser sur le vélo pour les déplacements quotidiens n'est pas seulement une question de mobilité, c'est aussi une question de santé, d'économie et de durabilité.

Le potentiel est si grand que, si plus de personnes utilisaient le vélo pour aller au travail, l'Espagne pourrait économiser chaque année environ 990 millions d'euros en dépenses de santé, réduire de 2,5 milliards les pertes de productivité dues aux maladies ou aux arrêts de travail, et éviter l'émission de plus de 2,7 millions de tonnes de CO₂. À cela s'ajoute un chiffre encore plus révélateur : l'utilisation massive du vélo pourrait éviter jusqu'à 13,4 % des décès annuels dans notre pays, liés directement ou indirectement à l'inactivité physique, à la pollution et aux accidents de la route.

Et il ne s'agit pas seulement de vélos urbains. Beaucoup de personnes profitent déjà de leurs vélos de montagne ou de leurs vélos de route pour se déplacer quotidiennement, surtout si elles vivent en périphérie ou dans des zones rurales reliées par des voies tranquilles. Avec des infrastructures adéquates — pistes cyclables sécurisées, parkings protégés, douches au travail ou incitations fiscales — il est tout à fait possible d'intégrer le cyclisme sportif ou de loisir dans la routine professionnelle.

Alors si tu pensais que le vélo n'était que pour le week-end, continue à lire. Nous allons détailler, point par point, pourquoi aller au travail à vélo peut transformer ta santé, ton environnement… et ton portefeuille. Car le vélo n'est pas qu'un véhicule : c'est un outil pour changer notre façon de vivre.

Près d'un milliard à la Sécurité Sociale

Premier avantage à encourager l'usage du vélo pour aller au travail : près de la moitié des Espagnols ne fait aucune activité physique ou sportive. Plus précisément, il s'agit de 42 % de la population. Selon le rapport "Le coût économique de la sédentarité en Europe" élaboré par l'Association Internationale du Sport et de la Culture, l'inactivité physique génère en Espagne une dépense sanitaire de 990 millions d'euros (rapport ISCA PDF). Introduire une simple habitude, comme celle d'aller travailler à vélo au lieu de rester assis dans la voiture, aiderait à économiser près d'un milliard à la Sécurité Sociale en couvertures sanitaires en raison des maux et maladies associés à la sédentarité. De plus, un Européen sur trois reconnaît que se rendre au travail en voiture lui génère plus de stress que son activité professionnelle (Sécurité Routière). Par conséquent, aller travailler à vélo améliorerait non seulement la santé physique des Espagnols, mais aussi leur santé mentale.

2,5 milliards en productivité

Les entreprises remarqueraient également une augmentation de la productivité de leurs employés s'ils utilisaient davantage le vélo et moins la voiture. L'étude « Activité Physique et Sport : une nouvelle approche du bien-être » de l'IESE indique que la perte de productivité attribuable aux maladies et maux causés par la sédentarité peut être estimée à 2,5 milliards d'euros par an (source : IESE). De plus, cette étude souligne que 13,4 % des décès en Espagne pourraient être évités en faisant de l'exercice physique. Elle conclut que « un euro investi exclusivement dans la promotion du sport génère une économie d'environ 50 euros en dépenses de santé cumulées sur 15 ans ». En résumé : aller travailler à vélo n'est pas seulement bon pour la santé, mais aussi pour l'amélioration de la productivité au travail.

Impact environnemental

La pollution générée par les gaz des véhicules à moteur commence à devenir un problème de santé publique dans certaines villes. Certaines agglomérations, comme Madrid, ont même interdit le stationnement au centre-ville afin de dissuader l'usage de la voiture lors des pics de pollution. Selon la 1ère Étude sur les Habitudes de Transport d'Edenred, 60 % des Espagnols utilisent la voiture pour se rendre au travail chaque jour. Sur une année, cela se traduit par plus de 2 200 kilomètres parcourus et plus de 800 € dépensés en carburant. 41 % d'entre eux mettent plus d'une heure pour effectuer un trajet qui, dans la plupart des cas, ne dépasse pas 9,8 kilomètres. Il y a 17 millions d'Espagnols affiliés à la sécurité sociale, 60 % utilisent la voiture, la distance parcourue chaque année entre leur domicile et le travail est de 2 200 kilomètres, et la moyenne d'émissions de CO2 par voiture immatriculée en Espagne est de 123 grammes/kilomètre. Calculatrice en main, en utilisant le vélo comme moyen de transport pour aller travailler, il serait possible d'économiser plus de 2,7 millions de tonnes d'émissions de CO2 dans l'atmosphère.

Plus de vélo et moins de voiture

Si la majorité des déplacements pour aller travailler se font à l'intérieur de la même ville, et qu'il existe des rapports, des études et des analyses qui indiquent que remplacer la voiture par le vélo permettrait d'économiser des milliards d'euros, de réduire la pollution et d'augmenter la productivité, qu'attendent les gouvernants pour encourager l'utilisation du vélo comme moyen de transport pour aller au travail ?