Différences entre les vélos de gravel et les vélos de montagne

Diferencias entre las bicis de gravel y las bicis de montaña

Différences entre un vélo de gravel et un vélo de montagne (VTT)

Pour les cyclistes les plus novices, faire la différence entre un vélo de gravel et un vélo de montagne (VTT) peut s'avérer un peu déroutant. À première vue, les deux partagent certaines caractéristiques : des roues larges, la capacité de sortir de l'asphalte et une esthétique robuste. Cependant, ils sont conçus avec des objectifs et des philosophies très différents.

Les vélos de gravel sont pensés pour offrir une performance équilibrée aussi bien sur route qu'en dehors, tant que le terrain n'est pas trop technique ou extrême. Ils sont parfaits pour ceux qui recherchent la polyvalence : ils peuvent rouler sur des chemins de terre, des pistes forestières et même sur des tronçons asphaltés sans problème. Leur force réside dans la combinaison du meilleur du cyclisme sur route avec une touche d'aventure.

D'autre part, les vélos de montagne — ou VTT — sont conçus pour affronter des parcours exigeants dans la nature : sentiers avec racines, descentes rocheuses, passages techniques et terrains très accidentés. Ils intègrent une suspension avant (ou double suspension), un guidon plat, et une géométrie pensée pour offrir plus de stabilité et de contrôle dans les descentes techniques ou les zones très accidentées.

Bien que certains vélos de gravel plus récents commencent à intégrer des systèmes de suspension légère et des pneus un peu plus larges, ils restent moins adaptés au VTT extrême. Leur conception privilégie l'efficacité sur de longues distances et des surfaces mixtes, ce qui les rend idéaux pour le bikepacking ou les parcours d'exploration mêlant asphalte et terre.

Vélo de gravel Les vélos de gravel ont d'autres atouts. Ils sont rapides. Avec des pneus à faible cramponnage gonflés à environ 3 kg, la plupart des vélos de gravel peuvent rouler presque aussi vite qu'un vélo de route. Leurs cadres sont légers et agiles, et la sensation sur l'asphalte est très similaire. Les guidons recourbés et une géométrie avec une touche racing y contribuent également.

C'est une sensation très amusante de naviguer avec un(e) gravel sur une piste à toute vitesse et de sentir, en même temps, une adhérence qui rappelle celle des vélos de montagne. En ce qui concerne la compétition, le cyclisme de montagne est beaucoup plus établi que les courses de gravel, qui en sont encore à leurs débuts. Les compétitions internationales de VTT existent depuis des décennies, et incluent des courses masculines et féminines dans de multiples modalités, comme le Cross-Country (STXC), le Marathon, l'Enduro et la Descente. Les courses de gravel, quant à elles, en sont à leurs débuts et sont davantage liées à l’ultra-endurance.

Les compétitions les plus populaires au monde durent généralement entre 5 et 10 heures, avec des parcours de plus de 300 km et 3 000 m de dénivelé. Beaucoup des meilleurs cyclistes de gravel du monde, du moins pour l’instant, ont été – ou sont – des professionnels du WorldTour : Laurens ten Dam, Thomas Dekker, Peter Stetina, Ted King... En dehors de la compétition, la popularité du gravel a explosé il y a seulement quelques années.

Des millions de cyclistes du monde entier se sont lancés dans l’achat de vélos, mais souvent sans vraiment savoir ce qu’ils cherchaient. Voici quelques similitudes et différences entre les vélos de gravel et les vélos de montagne.

Roues et pneus

  • Gravel : roues 700c ou 650b avec des pneus entre 35 et 50 mm, sans crampons agressifs.

  • VTT : roues de 29” ou 27,5” avec des pneus plus larges (2,1” à 2,4”) et une bande de roulement profonde pour une traction maximale.

L’une des caractéristiques qui définissent les vélos de gravel est l’espace important entre les bases, qui permet souvent de monter des pneus jusqu’à 50 mm. Ainsi, ils permettent de rouler avec une grande variété de pneus. En fait, il est courant que les cyclistes de gravel d’élite changent de pneus selon le terrain et la difficulté technique des courses. Quoi qu’il en soit, les pneus de vélo de montagne jouent dans une autre catégorie si on les compare aux pneus de gravel de haute performance. Les premiers sont conçus pour affronter des sentiers cahoteux, des racines, des pierres et des rochers, etc. Les pneus pour VTT sont significativement plus larges (à partir de 2,2” en général) et utilisent souvent des bandes de roulement plus prononcées pour la traction dans la boue. De plus, ils sont beaucoup plus épais et peuvent inclure des flancs avec protection anti-crevaison.

Les pneus de vélo de montagne jouent dans une autre catégorie si on les compare aux pneus de gravel de haute performance.

Bien qu’il puisse sembler qu’un vélo de gravel avec des pneus larges et des crampons soit capable d’affronter des sentiers serrés, il est en réalité bien moins protégé contre les crevaisons qu’un pneu de vélo de montagne.

Vitesses et freins

En réalité, il existe pas mal de similitudes entre les vélos de gravel et les VTT en ce qui concerne les transmissions et les freins. En fait, les vélos de gravel ont progressivement adopté des technologies qui étaient auparavant l’apanage exclusif du VTT. Les transmissions mono-plateau ou les freins à disque en sont deux exemples classiques.

Il existe une infinité d’options de vitesses aussi bien pour les vélos de gravel que pour les vélos de montagne, et tu peux trouver des configurations avec un, deux ou même trois plateaux. Le monde du gravel reste assez divisé en ce qui concerne les configurations 1x ou 2x. Normalement, le choix dépend du terrain sur lequel tu roules. Si tu vis dans une plaine, tu n’as probablement pas besoin d’une configuration 2x avec une grande cassette. Mais si tu aimes te donner à fond dans des montées à 20 %, tu chercheras la plus grande plage de développements possible. Transmission d’un vélo de gravel Sur les VTT, la configuration 1x est déjà un standard. Les fabricants de composants ont réussi à concevoir une énorme plage de pignons sur la cassette (de 10 à 50 dents, par exemple), permettant d’adopter à tout moment le bon rapport ; peu importe que tu roules à 8 km/h ou à 35 km/h. Bien avant que le cyclisme sur route ne se décide sur la question des freins à disque hydrauliques, ceux-ci étaient déjà le choix préféré en VTT. Ils offrent une puissance, une modulation et une durabilité bien supérieures sur les chemins et sentiers. Les vélos de gravel ont repris le flambeau dès leurs débuts.

Géométrie du cadre

  • Gravel : posture plus allongée, inspirée de la route, axée sur l’efficacité et le confort sur les longues distances.

  • VTT : géométrie plus détendue et stable, avec un angle de direction plus ouvert pour améliorer le contrôle en descente.

À première vue (et seulement à première vue), les vélos de gravel sont conçus de façon très similaire aux vélos de route.

Le cycliste adopte dessus une position qui équilibre aérodynamisme et confort : ni trop droite, ni trop aéro. En général, les vélos de gravel sont plus courts que les VTT, qui ont des angles de direction plus ouverts et des empattements plus longs.

Les modèles de VTT sont conçus pour des terrains techniques. Un reach plus long les rend plus stables à vitesse, surtout sur terrain accidenté. L’angle de direction plus fermé aide à garder le centre de gravité du cycliste équilibré dans les descentes raides, tandis que les potences courtes et les cintres larges améliorent l’effet de levier et la maniabilité. Ces guidons plats des VTT améliorent aussi la prise en main et la stabilité lors des sauts ou sur les terrains techniques, où un plus grand effet de levier est bénéfique.

Suspensions

  • Gravel : la plupart n’ont pas de suspension, même si certaines incluent micro-amortisseurs ou tiges flexibles.

  • VTT : comprend une fourche avant (et arrière sur les doubles), adaptées aux terrains plus exigeants.

En général, un vélo de gravel conventionnel n'est pas équipé de suspensions, bien que certains en aient. Cependant, même en étant équipés, ils disposent d'un débattement bien plus court que celui d'un vélo de montagne. Il peut exister des modèles de gravel avec 20-30 mm, qui n'ont pas grand-chose à voir avec les modèles enduro de montagne de 140 ou 170 mm.

Contrairement aux vélos de gravel, la plupart des VTT du marché se divisent en deux catégories : les rigides (ou semi-rigides, pour être plus précis), avec suspension sur la fourche, et les tout-suspendus, avec amortisseur également dans la partie centrale du vélo. Les premiers sont plus économiques, nécessitent moins d'entretien et ont des cadres plus légers, ce qui permet de bonnes performances en cross-country et dans les épreuves où la vitesse et la réactivité sont recherchées.

Guidons

L'une des principales différences entre les vélos de gravel et ceux de montagne réside dans leurs guidons.

Les vélos de gravel sont généralement équipés de guidons courbés similaires à ceux des vélos de route, tandis que les VTT utilisent des guidons droits, ou avec une légère courbure.

Cela affecte significativement la maniabilité de chaque vélo, ainsi que la position et le confort du cycliste lors de longues journées sur la selle. À l'avant, les vélos de gravel offrent une sensation très similaire à celle d'un vélo de route. Le cycliste peut choisir entre trois positions principales pour placer les mains : sur les poignées, sur la partie superior ou dans la courbure du guidon. La tendance est de passer la majeure partie du temps avec les mains sur les gaines de poignées. De là, il est facile d'atteindre le frein et le dérailleur.

Avec les mains en position haute, il est beaucoup plus difficile de freiner ou de changer de vitesse rapidement. Placer les mains dans la partie basse du guidon apporte sécurité et accès facile aux leviers de frein, c'est donc une position très courante dans les descentes. Elle offre également une position de conduite plus aérodynamique et agressive.

Les VTT, quant à eux, utilisent des guidons droits au lieu de guidons avec courbure. Selon le modèle, ils peuvent avoir une légère courbure entre les poignées et le centre du guidon, contrairement aux guidons de gravel, qui ressemblent à des cornes de bélier. cycliste avec son VTT Dans le cas des cyclistes de VTT, la position des mains sur le guidon est presque toujours la même : posées sur les poignées à chaque extrémité du tube du guidon. Certains cyclistes expérimentés ont l'habitude de placer les mains très près de la puissance, pour resserrer les épaules et adopter une position aérodynamique. Peut-être que cela a du sens lors d’une section plate et peu technique d’un parcours.

Ergonomie et position de conduite

  • Gravel : plus aérodynamique, pensée pour maintenir la vitesse sur de longues sections.

  • VTT : plus redressée, privilégiant la maniabilité et le contrôle.

 

Les guidons de gravel offrent au cycliste plus d’options pour adapter sa position sur le vélo. Contrairement à la position plus agressive adoptée par un cycliste de route, les vélos de gravel disposent d’une géométrie plus orientée vers l’endurance, ce qui leur permet de pédaler efficacement sans trop s’incliner vers l’avant.

Il existe effectivement des moments où une posture plus agressive est nécessaire. En fait, pédaler en tenant la partie basse du guidon d’un gravel permet de mieux contrôler le vélo, même si cela peut nuire au confort et solliciter excessivement le dos, le cou ou la musculature des bras.

Une position courante sur un vélo de gravel consiste à poser les mains sur les cocottes de frein. L’accès aux freins est immédiat. Cependant, poser les mains sur les extrémités peut offrir un soulagement significatif lorsque le cycliste se sent fatigué ou ressent une gêne dans la région lombaire.

En revanche, avec les mains dans cette position, le contrôle du vélo est moindre; surtout sur des chemins cahoteux, des sentiers sablonneux ou du gravier meuble. C’est pourquoi il n’est pas recommandé d’adopter cette posture hors de l’asphalte ou de chemins bien tassés. Les bikers adoptent généralement une posture très différente sur leurs VTT, surtout conditionnée par les guidons droits et la géométrie du cadre.

Les guidons sont beaucoup plus larges que ceux montés sur les vélos de gravel. La taille la plus courante pour un vélo de montagne XC varie entre 72 et 74 cm, tandis que les guidons de gravel oscillent généralement entre 40 et 46 cm, 44 cm étant la mesure la plus habituelle. Par conséquent, sur un VTT, on pédale avec les coudes beaucoup plus ouverts.

Les bikers adoptent généralement une posture très différente sur leurs VTT, surtout conditionnée par les guidons droits et la géométrie du cadre.

Ce type de guidon a ses avantages, mais pénalise aussi la maniabilité : plus ils sont longs, plus la direction est lente. De plus, ils sont moins efficaces sur le plan aérodynamique. En fait, il existe un type de vélos de gravel de compétition spécifiquement axé sur la vitesse.

Les vélos de montagne placent le cycliste dans une position détendue et droite, ce qui est le mieux pour prendre les virages et contrôler le vélo avec plus de sécurité. Cependant, sur des sentiers sinueux avec de la végétation, un guidon large peut provoquer des impacts inattendus. Les guidons droits ne sont pas conçus pour la vitesse. En revanche, les vélos de gravel placent le cycliste dans une posture un peu plus racing.

Selon ton style de cyclisme

Si tu fais des parcours mixtes ou de longues distances

Le gravel est idéal. Il permet de parcourir des kilomètres sur l’asphalte, les pistes et les chemins de terre avec confort et une bonne vitesse moyenne.

Si vous privilégiez le contrôle et la traction en montagne

Le VTT est la meilleure option. Sa suspension et ses pneus larges garantissent stabilité et sécurité dans les descentes et les terrains techniques.

Si vous recherchez la vitesse et le confort sur les chemins

Le gravel l'emporte. Sa géométrie aérodynamique et son poids réduit permettent de maintenir un rythme constant sans sacrifier le confort.

Si vous venez du cyclisme sur route ou du VTT

  • Si vous venez de la route, le gravel vous sera plus familier et polyvalent.

  • Si vous venez du VTT, il vous sera plus facile de vous adapter à son contrôle et à sa traction, mais il se peut que l'agilité du guidon de route vous manque.